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Plan de sortie de crise viticole

La mobilisation des organisations pour concrétiser les annonces

 
Les organisations représentatives de la viticulture, dont les Vignerons Indépendants, saluent les avancées obtenues avec le gouvernement sur le plan national de sortie de crise, tout en alertant sur l’urgence d’un vote du budget, condition indispensable à la mise en œuvre effective des mesures.

À l’issue d’échanges soutenus entre l’Association Générale de la Production Viticole (AGPV) et la ministre de l’Agriculture, des avancées significatives ont été confirmées sur le plan national de sortie de crise viticole.

Dans un contexte jugé chaque jour plus intenable sur le terrain, la filière souligne que les négociations ont progressé rapidement et dans un esprit constructif.

La confédération des Vignerons Indépendants de France s’est fortement mobilisée pour demander la mise en place de mesures de soutien aux viticulteurs.

Jean-Marie Fabre alerte depuis plusieurs mois pour souligner l’impatience du vignoble français et la gravité de la situation. 

La ministre a annoncé le lancement officiel d’un nouveau plan d’arrachage, doté de 130 millions d’euros.
Le guichet devrait être ouvert d’ici le 6 février afin de permettre aux vignerons de déclarer leur intention d’arrachage. 

Toutefois, si l’enveloppe annoncée — correspondant à 32 500 hectares indemnisés à 4 000 €/ha — est bien actée, son déploiement demeure strictement conditionné à l’adoption du Projet de loi de finances 2026.

Dans ce contexte politique instable, marqué par des motions de censure et la menace d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale, les organisations viticoles, dont les Vignerons Indépendants, appellent l’ensemble des parlementaires à agir avec responsabilité.

Elles alertent sur le risque majeur qu’une absence de budget entraîne l’impossibilité de mobiliser les crédits nationaux nécessaires, rappelant que la viticulture ne peut être sacrifiée sur l’autel des querelles politiciennes.

Le dispositif a été validé au Conseil Spécialisé Vin de France Agrimer du 14 janvier.

Les critères retenus privilégient les arrachages totaux, qui ne seront pas soumis à un éventuel stabilisateur, et excluent des arrachages partiels les vignes de moins de 10 ans et le cépage chardonnay. 

En attendant la mise en place du dispositif, les vignerons peuvent mettre à jour leur Casier Viticole Informatisé (CVI) ainsi que s’assurer qu’ils possèdent bien un compte Vitiplantation qui sera nécessaire pour le dépôt du dossier de demande d’arrachage.  

En parallèle, conformément aux demandes portées par Jean-Marie Fabre, la filière réaffirme l’urgence des mesures conjoncturelles.

Elle demande la mise en place rapide d’une distillation de crise à hauteur de 80 millions d’euros, financée sur les crédits européens du fonds de réserve, dans l’attente d’une réponse formelle de la Commission européenne.

Elle insiste également sur la nécessité d’un soutien immédiat à la trésorerie des exploitations, via les prêts de consolidation et les allègements de charges, indispensables pour des entreprises aujourd’hui exsangues.

Relayée dans la presse spécialisée, cette mobilisation met en lumière une attente claire : après des années de crise climatique et économique, les incertitudes politiques ne doivent pas retarder davantage la mise en œuvre d’un plan jugé vital pour permettre au vignoble français d’amorcer un rebond durable. 

le 16.01.26 à 17:01
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Notez bien !

Les informations présentées dans ce blog sont destinées
aux Vignerons Indépendants adhérents, présents sur le territoire de la fédération du Centre Val de Loire.



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